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Rubrique Actualités 2016

Fête de la science

Le 7 novembre 2016 - CIRAS-Dijon

Destination : l’espace !!


Jean-François Clervoy aux lycéens de Dijon : « Soyez audacieux ! »


Lundi, 16h26

Les élèves sont déjà nombreux, rassemblés dans l’amphithéâtre du lycée international Charles De Gaulle. Sur le grand écran, tout est prêt. Skype est lancé et la petite musique retentit : c’est Jean-François Clervoy, le spationaute français, qui appelle. Fou-rire général. Le professeur, Fabrice Diot, n’est pas là. En pleine fête de la science, il est dans le rush et arrive au pas de course.
Le rappel quasi immédiat lance la visioconférence dans l’enthousiasme général : « Je vous ai amené trois maquettes intéressantes » annonce d’entrée Jean-François Clervoy en jouant avec une navette miniature comme un enfant.

La navette américaine

« C’est le vaisseau de mes trois vols spatiaux. On l’appelle communément la « navette », mais c’est en réalité la seule partie qui orbite. Son vrai nom, c’est l’orbiteur de la navette spatiale. » Et de détailler brièvement le réservoir extérieur et les propulseurs.

L’avion du vol zéro gravité

« Il y a 28 ans, j’ai lancé un programme de vols paraboliques » raconte le président de Novespace, une filiale du CNES, qui est propriétaire d’un Airbus qu’on appelle l’A300 zéro G, capable de reproduire la vraie impesanteur en faisant des montagnes russes dans le ciel. »

Le SpaceShip 2

« Ça, vous allez en entendre parler de plus en plus. C’est un exemple de vaisseau dit « sub-orbital ». L’avion monte comme une fusée à 100 km, jusqu’à atteindre l’espace, mais n’a pas suffisamment d’énergie pour y rester et redescend immédiatement. Cela permettra à des gens très riches de voler dans l’espace pendant quelques minutes… Pour 200 000 euros le billet ! »
Eclat de rire à l’annonce de la somme. L’atmosphère est posée : détendue et scientifique. Avec des chiffres comme les 28 O00 km/h nécessaires pour rester en orbite. Et des explications qui l’emmènent aux portes de la théorie de la relativité d’Einstein… sans s’y lancer.

« Scotché par la beauté de la Terre »

Première question dans la salle : « Qu’avez vous ressenti la première fois que vous avez décollé avec la navette américaine ? »
- « La même chose que la deuxième et la troisième fois : une forte pression du corps plaqué sur le dossier du siège. Après, au bout de deux minutes, le ciel devient noir. Et pour le voir noir, il faut être dans l’espace. Ensuite, au moment ou on coupe le moteur, on est soudain en impesanteur. Et la quatrième sensation, c’est quand on voit la Terre par le hublot. On est scotché par la beauté de la planète ».

Maquettes et mathématiques

Un peu de mathématiques pour refroidir tout le monde, mais avec une maquette et un globe en main : « Quand on est en orbite, à 28 000 km/h, on fait le tour en une heure et demi. Est-ce qu’il y en a dans la salle qui peuvent me dire combien il y a de fois 1h30 dans une journée de 24h ? L’opération ne pose aucun problème à quelques élèves : 16 fois le tour de la terre chaque jour… « On voit donc le soleil se lever et se coucher 32 fois par jour… »

Les échanges se poursuivent, les élèves buvant les paroles de Jean-François Clervoy, qui prend un plaisir non dissimulé dans l’exercice jusqu’à rester un quart d’heure de plus. « Quels tests avez vous passé pour être astronaute ? Etiez-vous bon élève ? Combien êtes-vous sur une même mission ? Parlez-nous du téléscope Hubble, sur lequel vous êtes intervenu… » Les questions s’enchaînent.

Quelle leçon de vie avez-vous tiré de votre expérience ?

« On est tous capables d’être excellents quand il n’y a pas d’erreur possible. Chacun a son domaine, mais soyez bons dans ce que vous faites et ça vous permettra de choisir dans ce que vous ferez plus tard. Et soyez audacieux ! Visez toujours des objectifs qui sont vraiment nouveaux pour vous. »
Ne le dites pas aux scientifiques, mais la messe était dite ! Les élèves quittaient l’amphi regonflés à bloc.


Dijon : un voyage spatial pour les élèves du lycée Charles-de-Gaulle


La société astronomique de Bourgogne et le lycée international Charles de Gaulle de Dijon ont organisé des ateliers ludiques et scientifiques autour de l’espace pour les élèves. L’événement, qui s’inscrivait dans le cadre de la Fête de la Science, s’est déroulé dans les locaux de l’établissement scolaire.

La fête de la Science est devenue la fête de l’Espace, le temps d’une journée. De multiples ateliers montés avec la SAB permettaient de découvrir certains aspects de l’univers. C’était aussi l’occasion pour certains élèves de présenter l’expérience Cérès, conçue au lycée et qui décollera vendredi pour la Station Spatiale Internationale (ISS).

« Le Cnes est très impressionnant »

« Fin juin, nous sommes partis à trois élèves à Toulouse pour remettre notre expérience, la boite et les graines de moutarde, au Cnes (Centre National d’Etudes Spatiales). On a dû présenter notre expérience et nos hypothèses à d’autres écoles présentes, puis on s’est rendu le lendemain à la fac de médecine pour faire une plaquette témoin et la plaquette stérilisée qui partira dans l’espace, et qui a pu être remise au Cnes. C’était très impressionnant d’aller dans de grands milieux comme le Cnes, avec beaucoup de protocoles et de sécurité ».

Alexis Simonneau (1ère ES) et Pauline Toux (1ère S)

« On visualise les rayons cosmiques »

« Nous avons apporté une chambre à brouillard, qui a été fabriquée à l’université. Elle est composée d’une plaque refroidie à -40°C sur laquelle on met un petit brouillard d’alcool qui laisse apparaître aléatoirement de petites traces blanches, qui sont une visualisation des rayons cosmiques qui nous traversent en permanence, pour l’essentiel en provenance du soleil, mais aussi du cosmos. C’est le laboratoire interdisciplinaire Carnot de Bourgogne, un labo de physique et de chimie, qui l’a conçu. »
Vincent Boudon, président de la Société Astronomique de Bourgogne

De multiples expériences

  • Des boules de cotillon dans une bouteille d’eau. Retournez-la comme un sablier et vous pouvez voir la gravité à l’œuvre quand les boules retombent lentement au fond du récipient
  • Une reproduction à l’identique de la boite de l’expérience Cérès qui partira dans la Station Spatiale Internationale
  • Les élèves observent des graines de moutarde
  • Une combinaison d’astronaute, un trampoline, et vous pouvez ressentir l’impesanteur pendant quelques fractions de seconde…
  • On peut se préparer à des études scientifiques et arborer fièrement une croyance dans la magie de Poudlard
  • Un Thermorecycleur, qui permet de changer brutalement la température des cellules, est mis à la disposition de l’expérience
expé fête sciences

Articles d’origine :

Jean François Clervoy

Voyage spacial à Dijon

Info Dijon

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