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Rubrique Lycée Léon Blum - Le Creusot

Leurs radis vont pousser dans l’espace

Le 18 octobre 2016 - CIRAS-Dijon

Une expérience scientifique conçue par les élèves du lycée Léon-Blum au Creusot va être réalisée dans l’espace par l’astronaute français Thomas Pesquet.


Le Lycée Léon BLum sélectionné parmi 45 projets venus de toute la France


C’est vendredi 07 octobre, que Maxime, élève de seconde au lycée Léon Blum du Creusot, et une cinquantaine de ses camarades, on eu la chance de rencontrer quelques instants à la Cité des sciences l’astronaute français Thomas Pesquet .

Ce dernier doit s’envoler dans un mois pour une mission de 6 mois à bord de la station spatiale internationale.

Sur place, au milieu des dizaines d’expériences qui constitueront son travail en orbite, l’astronaute a trouvé une petite boîte imaginée pour lui par les lycéens du Creusot.

Pour eux, Thomas Pesquet va étudier la façon dont poussent en impesanteur des graines de radis. L’occasion de voir, dans un contexte de microgravité, dans quelle direction s’oriente les racines qui ne sont plus attirées vers le sol.

Cette expérience a été entièrement imaginée par les lycéens de Léon-Blum.
Début 2015, le lycée a répondu à un appel à projets lancé par le Centre national d’études spatiales (Cnes). 45 projets d’expériences venus de toute la France ont été présélectionnés. Au final, cinq lycées du pays ont obtenu leur passeport pour l’espace.


Une expérience incroyable pour les lycéens


"C’est incroyable d’imaginer qu’un astronaute va jouer dans l’espace avec l’expérience que nous avons préparée, nous, les petits du lycée Léon-Blum ", s’enthousiasme Maxime.
Il est vrai que concevoir une expérience répondant aux critères draconiens de la Nasa ne s’est pas fait sans peine. L’ensemble du dispositif devait tenir dans une toute petite boîte et les lycéens ont dû se plier à un cahier des charges précis. Impossible par exemple d’arroser la plante dans la station spatiale, les élèves ont donc dû imaginer un système d’éponges.

"Je suis allé à Toulouse, en milieu stérile, pour poser les graines de radis ", raconte avec fierté Florian, aujourd’hui élève de première. Ces graines doivent s’envoler dans quelques jours de Cap Canaveral pour rejoindre la station spatiale. L’astronaute Thomas Pesquet est, lui, attendu en orbite à la mi novembre. Il réalisera les expériences des lycéens sur son temps libre. Au final, l’ensemble de la procédure ne doit pas lui demander plus de deux heures de manipulation.
" Travailler sur un projet qui va partir dans l’espace, ça nous motive encore plus ", assure Anka, élève de seconde.


Un coup de fil depuis l’espace ?


Pour que l’expérience puisse aussi être testée sur Terre dans les classes, les terminales de Blum ont également inventé une machine (le Tournicoton) permettant de simuler les effets du manque de gravité. Une fois dans l’espace, Thomas Pesquet devrait envoyer des photos de l’évolution de l’expérience aux lycéens. Une liaison radio depuis l’espace est aussi envisagée.


Une rencontre hors du commun


" J’ai toujours été passionnée par l’espace, je rêve d’être astronaute depuis toute petite, mais j’ai vite compris que ce ne serait pas possible ", raconte Anka. Vendredi 07 donc, avec leurs cinquante camarades, l’élève de seconde a pu s’approcher un peu des étoiles. Au milieu de 300 lycéens de toute la France, ils ont passé un petit moment avec l’astronaute à la Cité des sciences, à Paris.

Tous avaient beaucoup de questions à lui poser : " J’aimerais savoir comment il se prépare à passer 6 mois sans contact avec sa famille ", " est-ce qu’il a peur ? ", " J’aimerais bien savoir ce qu’il va faire de son temps libre dans l’espace et s’il pourra sortir de la station ? ", " Je ne sais pas si on osera lui demander un selfie, on doit se sentir tout petit à côté de lui ", s’interrogeait Anaïs.

À quelques jours de son départ vers les étoiles, le temps de Thomas Pesquet est très précieux et la sécurité autour de lui très importante. S’il attrape un mauvais virus, son voyage dans l’espace pourrait être compromis. Malgré cette raison évidente d’éviter les selfies, il a posé, avec les élèves, pour la photo de groupe !

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